Impossible d’échapper au cliché : l’étudiant un peu geekos sur les bords, qui twitte toutes les deux minutes, qui update son profil Facebook sur son Iphone, et dis à sa copine qu’elle est trop cute sur sa photo. Celle-ci lui répond sur son Blackberry tout en tchattant avec sa meilleure amie, même amie qui regarde un DJ mixer en live sur Ustream chez elle sur son Ipod touch…
Mais qu’en est-il en réalité ?
Tous les spécialistes de marketing et web technologies peuvent aller se rhabiller, le lien entre jeunes et technologies n’est pas facile à appréhender.
Usages de la nouvelle technologie chez les jeunes
Par expérience (et non, je n’ai pas de source, rien d’autre qu’un insight individuel), je sais que la majorité des jeunes n’utilisent pas de téléphones intelligents. Ils savent pour la plupart s’en servir, mais ils ne représentent pas la majorité des gens qui utilisent ces machines. Alors pour tout ceux qui voulaient rejoindre les 18-25 ans avec des applications Iphone, c’est raté. Cela vient pour moi du fait que les téléphones intelligents représentent un forfait beaucoup trop élevé pour la majorité des jeunes.
Deuxièmement, les téléphones intelligents ne correspondent pas souvent aux besoins des jeunes. On crée des téléphones en partant des dernières avancées technologiques et aussi en fonction des besoins des utilisateurs. Or ces smartphones, qui les utilisent ?
Ceux qui sont toujours en mouvement, qui n’ont pas le temps d’être sur un ordinateur pour twitter, mais qui s’achète un gadget pour remplacer son ordi hors du bureau, pour répondre aux emails, principalement. Ca ne ressemble pas à un étudiant.

L’étudiant va texter, ça oui. Il va envoyer beaucoup de messages dans sa journée, pourquoi ? Encore une fois, à cause du coût, qui est très accessible.
Les réseaux sociaux
C’est sûr, les réseaux sociaux sont très fréquentés par les étudiants. Mais encore une fois, pas d’amalgame : le seul réseau qui vaille la peine d’intéresser les annonceurs, c’est Facebook. Et bonne nouvelle : ça sera gratuit. Pas la peine de nous embêter avec des bannières de tous les côtés, vous pouvez atteindre les étudiants directement avec un statut Facebook, une bonne campagne, un positionnement béton.
Mais tout ça, c’est pas gagné. La campagne de certains opérateurs au Canada dont je ne me souviens plus le nom, qui consiste à dire que vous avez accès à tous les réseaux sociaux illimités sur votre cellulaire, c’est nul : Facebook ça suffit, Twitter, je connais seulement quelques étudiants qui l’utilisent en communication, un ou deux par département, et basta. Vous pouvez m’expliquer pourquoi on vend des Myspace et des Twitter sur les affiches d’opérateurs ? Ca marche pas !
Donc les nouveaux médias, leur réceptacle, ne sont pas consommés par les étudiants comme le voudraient les médias et les annonceurs. Dommage pour eux, au lieu de comprendre, ils imposent.