Révolution, du latin “revolvere”, rouler en arrière. C’est drôle qu’une telle éthymologie soit à la base de ce mot qui d’habitude amène les gens et les sociétés à aller de l’avant.
Les avancées du numérique sur nos vies ont aussi changé la manière de se révolutionner, pour mal parler. On ne roule pas en arrière. Mais dans les manifs, on fait par contre une rétroaction assez intense à coup de tweets, statuts Facebook et autres épanchements du débat social sur la toile du web, à travers les branches des blogues, des commentaires d’articles de presse, et ainsi de suite.
Dans ce contexte, le mouvement Occupy Wall Street aura ouvert la voie à quelque chose de plus fort.
Avec les révolutions arabes, on a tous convenu que les citoyens avaient plus de pouvoir pour s’exprimer.
Avec Occupy Wall Street :
Depuis quand les mouvements hippies, avec tentes, pulls africains et message d’amour inclus font dans la publicité télé ?
Nous sommes tous créateurs et producteurs de contenu (nous, les citoyens). De ce fait, les médias nous appartiennent ; pas parce que nous avons des actions chez CNN, mais parce que le pouvoir est partagé, éclaté à travers tout autant de comptes Youtube, de tweets. Sans compter que le “reviewed-web” arrive à grand pas. Résultante : les sociétés sont en général mieux outillées pour décrypter les messages envoyés à longueur de journée par la politique, les news et la promo des publi-sacs.
Dans un contexte de relations publiques, il faudra une rutillante authenticité, et une transparence d’or.
Les marques devront vivre autrement en société. Leur rôle reste le même, mais elles ne doivent plus agir avec le même niveau de maturité communicationnelle.
Il faudra que les médias de presse encouragent la conversation et la création de contenu. Parce que si vous ne donnez pas les médias aux individus, ils les prendront d’eux-mêmes. Autant créer le momentum.