
Il était une fois un monsieur qui vendait des graines et du blé. Ce bonhomme entreposait ses produits dans de grands sacs où ses clients venaient se servir à leur convenance.
Jusque là, son système de sac fonctionnait bien. Il vendait “en vrac”, “en gros”, et bien que ses produits se fassent parfois voler, ou encore qu’il faisait des calculs approximatifs et perdait de l’argent, il arrivait tout de même à avoir une marge pour lui, puisqu’il revendait un peu plus cher ses produits qu’il avait pris l’effort de réunir dans son magasin.
Son fils repris l’affaire et eu un jour une idée de génie pour gagner plus d’argent : il allait faire des paquets de blé, des paquets de graines et de cette manière non seulement il ne perdrait plus un gramme de ses produits, mais en plus il pourrait les vendre un soupçon plus cher à l’unité, le produit coûtant aussi l’emballage en carton et l’encre sur cet emballage. Ce fut un succès !
Puis, plus tard, le petit-fils du grand-père, repris à son tour l’affaire familiale. Il sut tout de suite que l’idée de son père était géniale, et capitalisa un maximum dessus : il inventa le packaging, et fit de ses produits de petits bijoux bien jolis qui donnaient envie à ses clients de les acheter. En plus de cela, il avait engagé une équipe de jeunes entrepreneurs qui écrivaient et dessinaient sur ses cartons des arguments de vente qui lui rapportèrent encore plus de client. Le marketing était née.

Deux générations plus tard, la fille de la lignée familiale fut actionnaire majoritaire et PDG de l’empire que ses ancêtres géniaux avaient su fonder. Les concepts de l’emballage avaient pris une tournure démente : dans son magasin, on emballait tout, les fruits, un par un, les plantes, les gâteaux, les céréales, les produits électroniques… Évidemment, cela permettait d’éviter beaucoup de bris et de vols. Elle avait su mettre pied au rêve de son ancêtre le vendeur de blé et de graines.
Mais voilà, dans le même temps, la production d’emballage de son magasin allait finir par poser problème. Des gens réaliseraient bien vite que tous ces emballages étaient inutiles pour certains produits, qu’ils les rendaient parfois de mauvaise qualité, et surtout qu’ils produisaient à la fin de la chaîne une masse de déchets inutiles. Bientôt les déchets seraient un problème pour l’humanité. On allait remettre le concept de l’emballage en question.

J’aime pas les sur-emballages, c’est de l’incompétence acquise. Il faut que le bon sens redevienne un concept proche des commerçants et des marketeurs.
Il ne faut jamais perdre de vue ce bon sens, qui oui, nous pousse à être moins fainéants et plus conscients. C’est le prix à payer pour un monde où les emballages prennent moins de place qu’aujourd’hui.
S’il-vous-plaît, si vous trouvez qu’on exagère avec les emballages, prenez pour action d’acheter en vrac les produits qui en valent la peine et d’éviter les produits sur-emballés. Comme disait l’autre, acheter, c’est voter.
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